Malassis-Bagnolet : un citoyen dénonce les aménagements « granitiques »

 M. Dominique BROCHE qui habite rue Babeuf aux Malassis à Bagnolet, vient d’écrire au maire actuel pour lui dire ce qu’il pense de l’aménagement en cours des espaces verts des Malassis-Blanqui, :

«  Monsieur le Maire,

Objet : L’aménagement en cours des espaces verts des Malassis-Blanqui, un désastre

écologique

Suite aux réunions publiques du quartier des Malassis des 9 et 30 novembre 2017, je tiens à vous confirmer et préciser les interventions que j’ai pu faire sur l‘aménagement en cours des espaces verts des Malassis-Blanqui. Présenté comme une « requalification », il s’agit en réalité d’un véritable désastre écologique.

Je vous fais d’abord observer que vous auriez dû fournir aux habitants des indications

d’ensemble sur l’évolution de l’aménagement de cet espace public avec plan et échéancier précis. Certes, a été diffusé le jour même de la dernière réunion publique citée supra un « Info-travaux Les Malassis » où l’on peut constater l’imprécision du calendrier des travaux s’étalant de 2016 à 2020…Par ailleurs, il n’existe toujours pas un affichage extérieur sérieux sur la nature des travaux et leur progression.

Ce que l’on peut constater pour l’instant, c’est le saccage du parc du 8 mai 1945, seul havre de verdure où il était possible de respirer et d’être au calme dans l’univers de béton qui l’entoure. J’habite une de ces barres d’immeubles, j’ai donc suivi de près le massacre.

Nombre d’arbres ont été abattus, sous prétexte de vétusté alors que la base du tronc laissée pour certains montre qu’ils étaient parfaitement sains. Pour les remplacer sans doute, des frêles arbustes dont les racines sont entourées dans des linges blancs trainent par terre –sur le rebord de la rue Helvétus, déplacée et empiétant sur le parc—et ce, depuis plusieurs semaines en vue d’être plantés, mais risquent de ne plus pouvoir l’être.

Les engins de chantier s’acharnent depuis des semaines à retirer tout ce qui existe, à mettre à nu, labourer de fond en comble, faire des montagnes de terre, éliminer toute verdure, herbe, arbustes, ou végétation sauvage. Mais sans doute les maîtres d’œuvre de ces travaux n’ont-ils jamais entendu parler d’écologie, et ne connaissent-ils pas l’exemple de ces paysagistes soucieux de partir de l’existant au lieu de le supprimer radicalement. Sans doute préfèrent-ils remplacer l’herbe par des pavés et en tirent-ils quelques avantages de rémunération.

Sans doute, Monsieur le Maire, avez-vous vous même une affection particulière pour le granit puisque, semble-t- il, le granit recouvre l’ensemble, à l’exception d’arbustes ou d’arbres de faible développement plantés dans des rectangles de terre comme ceux qui existent déjà, créés récemment, plus ou moins étroits, voire même recouverts de grille métallique.

De même, à ce qui était l’entrée Sud du parc, un pin de haute taille (branches basses

malheureusement coupées) subsiste dans un carré grotesque et complètement barricadé parune armée de pavés…en vue de ce 2è chemin pavé, quasiment parallèle à l’ancien.

Qu’il soit donné acte, monsieur le Maire, qu’il vous a été demandé au conseil de quartier de renoncer à ce 2è chemin dans le square, et que vous vous y êtes refusé catégoriquement

Ce n’est pas seulement un gaspillage de deniers publics. C’est une véritable dénaturation, qui revient à nier l’idée même de jardin. Vous aviez pourtant sous les yeux un bel exemple, celui du parc du 19 mars 1962, si plaisant en dépit de sa forte pente, si riche en plantes diverses.

Dommage qu’il ne vous ait pas inspiré.

Veuillez recevoir, monsieur le Maire, mes salutations distinguées…

Dominique BROCHE »

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2 réflexions au sujet de « Malassis-Bagnolet : un citoyen dénonce les aménagements « granitiques » »

  1. Bonjour,

    J’aimerais entrer en contact avec Monsieur Broche. Peut-être peut-on faire quelque chose avant que les travaux soient finis, pour demander que des arbres soient plantés, qu’il y ait aussi une haie d’arbres et d’arbustes comme avant, mais aussi que l’on cesse de faire des installations de jeux d’enfants (ou de quoi que ce soit d’autre en hauteur) juste sous les fenêtres des habitants ! La nouvelle clôture fait environ 1,5 mètres… C’est rien. Je viens de prendre une photo d’un gosse d’environ 10 ans en train d’escalader la clôture beaucoup plus haute située au fond…

    Avant, la haie d’arbres et d’arbustes ainsi qu’une clôture plus haute, à plus de 20 mètres de l’immeuble et des fenêtres, protégeaient tant soit peu les habitants des méfaits des bandes de jeunes, des ivrognes, des dealers qui occupent ce parc jour et nuit. (il y avait déjà des installations de jeux, mais aucun enfant, vu les fréquentations…) Lorsqu’ils m’ont menacée de mort, en jetant leurs bouteilles de bière et tout ce qui leur tombait sous la main, ils n’ont pas pu me blesser (j’étais à la fenêtre, au RdC) seulement à cause de la distance et de la haie et la clôture en question. Maintenant, cette pseudo-cloture est tout au plus à 5 mètres de distance des fenêtres. Et derrière, il y aura les installations… Autrement dit, ils pourront grimper (et, avec les installations, ils auront d’autres choses à détruire, comme tout ce qui leur tombe sous la main) et pourront viser directement les habitants.

    C’est une mise en danger de la vie d’autrui. Déjà que la façade de l’immeuble comporte une niche qui sert de marche-pied, surtout si l’on se tient aux tuyaux de canalisations externes… J’ai été cambriolée trois fois, sachant que j’étais là, lumière allumée… En deux minutes depuis l’ouverture d’une fenêtre, à 4h45 du matin, le temps d’aller aux toilettes…

    Il était question, lors d’une réunion publique, d’étendre le parc, pas de le détruire !

    Contrairement à ce qui est dit dans BajoMag, jamais la population n’a été consultée sur les détails du projet, sur le fait que cela se rapprocherait de l’immeuble de la rue Fontenelle. Installations de jeux, cela sonne bien pour espérer vendre des logements de l’autre côté, mais c’est juste ridicule sachant qui occupe ce parc et sachant que la population ne changera pas, qu’il n’y a pas de police, que personne ne se déplace, que les habitants sont totalement laissés de côté par tout le monde…

    Ce n’est que par le dernier numéro du BajoMag que j’ai vu le schéma et la légende, montrant des emplacements d’installation de jeux juste sous les fenêtres. J’ai compris pourquoi ils ont saccagé les arbres et arbustes. ( Ils n’ont pas arraché des arbres malades ! J’ai des photos. Le seul arbre désseché est toujours là. J’ai des photos, d’ailleurs.) C’est une véritable sauvagerie qui s’est produite sous mes yeux.

    Puis j’ai vu la progression, vers l’immeuble, et appelé la mairie pour une mise en garde. J’ai enfin eu un rdv téléphonique avec Sajjar Khokhard, adjoint en charge de la sécurité, qui m’a interrompue à un moment donné lorsque je lui ai raconté l’épisode des menaces de mort et du jet de bouteilles, etc. pour dire, texto, sur un ton de minimisation « oui, il y a des jeunes, il y a des incivilités »… Incivilités ? Entre manquer de politesse ou cracher par terre et menacer de mort quelqu’un et jeter des projectiles, faut-il expliquer la différence ?

    Il paraît que les statistiques sont meilleures à Bagnolet ? Quel f* de gueule ! Je n’ai jamais porté plainte, ni main courante ou autre, et la police n’est jamais venue. J’aurais pu porter 3 mains courantes par semaine. Parce qu’ils disent clairement que ça ne sert à rien. En plus, ils se rappellent et il arrive qu’ils se moquent : ah oui, la dame qui a appelé parce que des jeunes ont fait un barbecue… (ça, c’était mon appel lorsque des jeunes ont brûlé des pneus et/ ou autres choses qui donnent une fumée particulièrement épaisse, puante, etc. A 5 mètres, qu’est-ce que ça va être, si déjà les feux à distance intoxiquaient les gens … Ils font aussi des barbecues, sur une poubelle en métal sur un socle en béton. Et à tour de rôle, donc il y a de la fumée jour et nuit. Ils sont assis sur ces espèces d’immenses ellipses en béton, qui n’ont pas été enlevées, situées près du chemin qui traverse le parc, à peu près au milieu (d’où la distance protectrice).

    Maintenant, ils pourront s’asseoir bien plus près, sur les installations de jeux. Le temps de les casser. Car ce parc, c’est aussi un endroit où ils amènent des choses à détruire. J’ai vu un garçonnet un jour amener un vélib et le lancer sur un arbre, puis sauter dessus pour le détruire. Voilà les enfants dans ce parc. Les garçons qui se croient en droit et même en devoir de conspuer les femmes, de se mettre en bande à des endroits de passage obligé pour s’en prendre à celles dont les vêtements ne leur plaisent pas ou qui leurs demandent de ramasser ce qu’ils ont jeté, d’amener leur chien ailleurs, etc.

    La mairie est totalement déconnectée de la réalité du terrain et de ce que vivent les habitants. Voilà qu’elle dépense de l’argent pour augmenter les risques et les nuisances.. . Par contre, les habitants bien organisés de la rue Anna ont obtenu que le bus ne passe plus par cette rue, quitte à dépenser pour bétonner et le faire passer ailleurs, rajoutant d’autres nuisances à des centaines de personnes, qui les ont déjà toutes. Et savent que ce n’est même pas la peine de dire quelque chose.

    C’est une destruction, plus dépense inutile des deniers publics, pour du mobilier urbain qui sera détruit lui aussi en moins de deux, pour bétonner encore plus, mais surtout, c’est une mise en danger (supplémentaire) des habitants. IRRESPONSABLE !

    Sajjar Khokhard (adjoint chargé de la sécurité) me dit de faire un courrier quant au passé avec les bandes, et un autre courrier quant à la rénovation, car cela relève de la voirie, pas de lui. Voilà, c’est comme ça qu’on nous met en danger et qu’on dépense l’argent public pour rien: personne ne regarde l’ensemble, chacun regarde son morceau…

    J’ai écrit sur la page FB de la ville, mais on ne peut le faire que dans les commentaires, et personne ne regarde. Là, c’était à propos des belles illuminations de Noël.

    Punaise, ma rue est au moins 90% du temps dans le noir. Aucune ampoule sur toute la rue Fontenelle. Et le trottoir et la chaussée sont tellement défoncés qu’on se casse la gueule presque à chaque pas. Aucun agent de la voirie (ni sous la précédente municipalité, ni sous l’actuelle) n’a jamais daigné se déplacer.

    On ne peut pas éviter les trous, car beaucoup de voitures sont garées sur le trottoir. Mais les ASVP ne viennent pas non plus.

    Un fauteuil roulant, c’est pas la peine. Je devrais en avoir un, par périodes, et ce depuis des années, mais il ne pourrait pas servir. Donc quand je ne peux pas marcher, je reste au lit. Merci, Monsieur le maire et merci à toute la municipalité et aux services sociaux. Merci aux services sociaux qui m’ont laissée, il y a quelques années, sans aucune aide et sans nouvelles, après des engagements à agir. Preuves à l’appui.

    Lorsque j’ai dit, lors de la même réunion publique parlant des multiples problèmes avec des services municipaux, parlant aussi de problèmes de sécurité de sécurité, notamment à cause de ce qui se passe dans le parc, bref, lorsque j’ai dit que « les services municipaux, c’est le désastre », une majorité de personnes présentes s’est mise à m’applaudir spontanément.

    J’ai tellement, tellement de choses à raconter… Aucune sollicitation d’un agent des services de la mairie ne s’est déroulé correctement.

    Avant, j’habitais aux Lilas, après Paris et d’autres banlieues du 91 et du 94. Bagnolet, c’est un autre monde.

    Il faut un audit sur l’activité des services municipaux.

    Il faudrait raconter comment ils baladent les gens, de l’un à l’autre, entre voirie et espaces verts, comment le service des espaces verts ne savait pas, en 2010, que c’est à lui (et non pas à l’office HLM Paris Habitat) de nettoyer le coin de verdure au croisement de la rue Fontenelle et de la rue Daumier, celui qui longeait le parking et a été lui aussi rasé… Ce qui veut dire qu’il n’avait jamais été nettoyé avant que je passe des mois à insister auprès des deux pour qu’ils se parlent et décident…

    Quant au service d’hygiène et de salubrité, son ancien responsable qui me dit (il y a quelques années) que ce n’est pas à la ville, mais à l’agglomération de dératiser, quant à son succésseur que j’attends toujours sur place depuis… janvier 2015, etc.

    Mais il y a des choses beaucoup plus graves, des agissements de personnes employées par un service municipal en particulier, et avec des conséquences graves, que j’exposerai en détails, puisque tout a été enregistré.

    Là, l’urgence est DE NE PAS METTRE LA VIE DES HABITANTS EN DANGER. Pas plus qu’elle ne l’est déjà… Ça commence par se casser la gueule en sortant dans le noir, en mettant les pieds dans une flaque couverte par de l’eau de pluie, puisque c’est impossible de la voir dans le noir, et même si on voit qu’il y a un dénivellement, impossible de l’éviter, puisque les voitures occupent l’espace, ainsi que les scooters garés le long des murs. Même un caddie a du mal à passer par endroits. Sur la chaussée, pas mieux.

    Dans le parc, il faut rétablir la distance par rapport aux immeubles, refaire une haie dense, comme avant, et une clôture haute. La vidéo surveillance, eh bien, ce sera pour le centre ville pour la rue Anna, et puis, tout est dans le noir, dans le parc aussi, alors quand Monsieur Khokhard me parle de la vidéo… Aussi pour trouver qui lance les ordures par les fenêtres. Mais tout le monde le sait. Demandez à Paris Habitat, ils ont la liste, mais les personnels préfèrent donner l’identité des locataires qui font des démarches pour le respect du règlement intérieur et des lois, disant que sans eux, il n’y aurait pas de soucis. Pareil pour les promeneurs de chien, dans le parc et ailleurs. Photos à l’appui. La bonne blague du « on ne sait pas ». Réponse à tout du maire et des élus. Comme s’agissant des jeunes en scooter,dans les rues comme dans le parc. (Ils montreront toute leur habileté en slalomant entre les installations pour enfants mais sans enfants…). Lors des réunions publiques, on entend que la police ne les poursuit pas pour éviter les accidents. On comprend donc qu’on s’intéresse à ça et on voudrait, mais bon, ces jeunes pourraient se faire mal si la police les prend en chasse. Mais tout le monde sait qui ils sont. Les scooters ne disparaissent pas comme par magie, quand même.

    Je divague, mais toujours quant au quartier. Que voulez-vous, toutes ces années de f* de gueule… Puis entendre des réponses à côté…

    Pour l’immeuble rue Fontenelle donnant sur le parc du 8 Mai 1945, il faut mettre des barbelés sur la niche dans le mur (qui sert de marche-pied) et des barreaux aux fenêtres du RdC. L’office HLM Paris Habitat, qui gère certains immeubles, ne répond pas ou nie les problèmes, calomnie, ne respecte pas les rendez-vous, etc. La gardienne, Madame Asma Belkebir, n’hésite pas à utiliser des méthodes de harcèlement et de discrimination d’une personne à cause de sa santé, pour se débarrasser et éviter les sollicitations passant par elle… Paris Habitat et les services municipaux ont des méthodes en commun : ne pas se déplacer, ne pas constater, chercher à donner la faute aux gens, nier l’existence des problèmes (ou au moins minimiser lorsqu’il est impossible de nier), faire un travail incomplet, ne pas tenir compte des avis des premiers concernés, dire ne pas savoir, balader à l’infini d’un interlocuteur à un autre, jusqu’à ce que les demandeurs abandonnent, inverser la charge de la preuve, etc.

    D’ailleurs, on ne s’étonne pas d’entendre, lors des réunions publiques, le maire et d’autres responsables dire qu’ils ne peuvent rien faire quant à ceci ou cela, parce que cela relève des offices HLM. Et inversement… Encore en 2017, se défausser quant au nettoyage de la pelouse (payée par les habitants, qui paient aussi pour la pléthore de personnels chargés de leur dire (lorsqu’ils sont joignables…) qu’ils ne peuvent rien faire, sous prétexte qu’il n’est pas clair de qui cela ça relève. Et que l’équipe de nettoyage est démoralisé de devoir nettoyer, alors les déchets s’accumulent et les habitants paient loyer et charges pour vivre dans une décharge à ciel ouvert. Et perdre leur temps dans des démarches.

    Vivre dans la merde, dans l’insécurité, dans le noir, dans la peur, dans la saleté, perdre son temps pendant des années à faire des démarches sans fin, à être baladé, parce que tout le monde se défausser de ses responsabilités et cherche des noises aux… demandeurs, vivre comme cela, mais aussi être traité comme de la merde, c’est le sort de certains êtres humains à Bagnolet.

    On parle de différents excréments: merde humaine à cause de canalisations défectueuses, merde qui infiltre les murs et peut tomber sur la tête en pluie, faire des flaques sur lesquelles on glisse, ou alors couler sur les murs de la cuisine jusqu’à l’évier, sur la vaisselle, l’égouttoir avec vos assiettes et cuillères. Bon appétit ! Aussi quand vous ouvrez et que vous avez les odeurs de pourriture de toutes sortes. Ouvrir les fenêtres ? Vous avez les jets des voisins qui vous tombent sur la tête, les odeurs de pourriture de tout ce qui se décompose à divers stades (les ordures jetées par les fenêtres, déposées là, jetées par les jeunes dans le parc et depuis le parc), les odeurs de merdes de chiens, les cadavres de rongeurs en décomposition, vous avez les fumées des feux faits par les jeunes dans le parc (imaginez ce que ça donnera à 5 mètres), vous avez les cris, les hurlements des jeunes, les scooters, les cris de ceux qui ne s’entendent pas sur les affaires (et le parc est un haut lieu des affaires), vous avez les ivrognes qui seront désormais à 5 mètres, tout au plus, les odeurs de moteurs réparés juste là, etc.

    En 2013, nous avons eu un camion stationné rue Daumier qui a laissé son moteur en marche de environ 17h00 jusqu’au lendemain matin, pendant les deux semaines de la canicule… Ni mairie ni police, ni HLM, personne n’a voulu intervenir. Des milliers de personnes ont subi des nuisances sonores. On nous répond toujours qu’on n’est pas dans le 16ème…

    Retour à la réalité, qui n’est effectivement pas celle du 16ème. Parce qu’on laisse faire.

    Merde humaine à cause des jets de couches sales et d’autres ordures par les fenêtres. J’ai trouvé un jour un tas de merde sur du papier hygiénique sur le rebord de ma chambre. Et je ne compte pas les dépôts sur les fenêtres: cela sèche et doit être raclé. Comme tous les restes de nourriture, jusqu’aux nouilles séchées et collées. Je dois payer pour le nettoyage.

    Merde des rongeurs, dans les logements et à l’extérieur. Merde des chiens, puisque, avant les travaux, la pelouse qui séparait l’immeuble de la rue Fontenelle du parc était la promenade des chiens de tout le quartier, pour pisser et chier juste sous les fenêtres. (Maintenant, ce sera encore plus près, puisque la pelouse rétrécit). Au RdC, en particulier, c’est synesthésique. Tous les sens sont pris. Il y a le spectacle divers, entre nature morte et les gens… La vue, les échanges entre promeneurs, les insultes ou justifications lorsqu’on dit quelque chose (mais je ne peux pas l’arrêter, dit un passant quant à son chien…), la vue des excréments, mais aussi les odeurs. De quoi étudier les étapes de la décomposition.

    Paris Habitat est parfaitement informé de tout, mais ne fait rien. La gardienne, Madame Belkebir, « agent de proximité » selon la définition par Paris Habitat, m’a même poursuivie dans la rue il y a quelques années, en me criant dessus, depuis la loge (l’ancien emplacement, rue Fontenelle) jusqu’à l’entrée dans le hall, pour me crier dessus. Les habitants aux fenêtres ont donc entendu que… ce serait moi le problème, qu’ils ont des contraventions à cause de moi, qu’on m’a vu poster des affiches demandant le respect des lois quant aux voitures, quant aux jets d’ordures par les fenêtres, etc.

    Selon la gardienne, le problème de cet immeuble, c’est moi. Et elle applique les méthodes de harcèlement neuf fois sur dix, lorsque je l’appelle. Ce serait pour m’en prendre à elle et en faire mon « souffre douleur ». Enregistrements à l’appui, depuis des années. Elle le sait, car j’ai toujours dit enregistrer tous les échanges, depuis les premiers dérapages et compte tenu de tout ce que l’on m’a fait vivre depuis huit ans. Elle dit que cela ne sert pas de preuves. Et que Paris Habitat la soutient. L’office n’a jamais réagi lorsque j’ ai évoqué ces comportements et en particulier les indiscrétions, moqueries et propos insultants quant à ma santé.

    [Apparemment, en voulant rajouter un fragment, j’ai effacé un fragment et mélangé d’autres…]

    Infiltration par la façade, joints en caoutchouc tout au long de l’immeuble, là où les plaques de béton se rejoignent, joints d’ailleurs pleins de trous. Crevasses dans les murs, trous et traces de rafistolage, ce qui pose d’ailleurs plein de questions de sécurité de l’immeuble, puisque entre crevasses et eau de pluie accumulée, l’immeuble peut s’effondrer. J’ai écrit à la préfecture, parce qu’il y a un architecte de sécurité (en théorie) sans aucune réponse. Les trois gardiens successifs, les trois gérants successifs, le directeur d’agence (Bruno Nerbollier) et la directrice de la filière Est de Paris Habitat (Emmanuelle Copin) n’ont jamais rien fait. Les lettres recommandées restent sans réponse. Personne ne se déplace pour voir. Pour la pourriture de l’intérieur non plus.

    Lors d’une réunion publique avec le directeur d’agence Bruno Nerbollier, en présence du maire de Bagnolet, en octobre 2016, on a appris les projets de résidentialisation de plusieurs immeubles, dont celui qui forme la rue Fontenelle. Alors que les habitants présents disaient qu’il fallait les démolir. Ils se plaignaient des mêmes choses que moi. Vivre dans des conditions indescriptibles et être mal traités par les personnels, lorsqu’il est possible de les joindre, puisque tout le monde s’accordait à dire que la gérante d’alors, Madame Darty, « n’est jamais là ».

    Bruno Nerbollier s’est engagé à ce que les problèmes à l’intérieur de mon logement (qui ont quasiment tous des conséquences pour l’ensemble) comme à l’extérieur soient résolus. Je n’ ai jamais eu le moindre signe de vie… Le gérant qui a succédé à Madame Darty, Clément Jullien, m’a dit, lors de la seule fois où j’ai réussi à le joindre, qu’il ne serait pas plus joignable. Ces personnels sont tellement habitués à tout se permettre, pour tout au plus être affectés ailleurs, si jamais il y a trop de plaintes, qu’ils n’hésitent pas à parler librement. Il faudra un jour poster tout ce que j’ai enregistré pendant des années, aussi avec des personnels de la direction Est. Madame Nathalie Morin en train de me raconter que c’est de l’argent public, que Paris Habitat ne va pas dépenser pour des réparations et que les locataires peuvent bien faire au moins ça, etc. Que Paris Habitat n’aurait rien fait dans mon cas parce que je n’avais pas parlé à mon assurance, or l’office ne fait rien sans… Sachant qu’il s’agit de problèmes existant avant mon arrivée.

    Incroyable, le talent qu’ils ont à esquiver, à trouver de quoi nier, dire que ce serait locatif, la faute du voisin, votre faute, à voir avec l’assurance, que ça n’existe pas, que ça a été réparé (rafistolage d’une couche de silicone au lieu d’un changement d’une installation, obtenu après un an de démarche, par exemple), trouver de quoi ne pas faire ce qu’il faut. Un talent partagé par certains agents des services municipaux, qui ont aussi un répertoire supplémentaire : ils ont des urgences, des vrais problèmes, pas comme votre cas. Ils sont surchargés, vous leur faites perdre leur temps et privez les gens en besoin urgent de leur intervention. Etc.

    Monsieur Clément Jullien, actuel gérant, m’a dit qu’il était nouveau, car à peine là depuis… six mois. C’est une tactique, de les changer souvent. Le locataire doit tout recommencer… J’ai à peine parlé des jets d’ordures et des chiens, parce qu’il n’a pas eu le temps pour autre chose.

    Tous mes mails sont restés sans réponse. La gardienne, Madame Belkebir, m’a encore engueulée, provoquée, calomniée, discriminée en raison de mon handicap, pendant une demi-heure la dernière fois que je l’ai appelée (le 5 octobre) pour finalement promettre qu’elle parlerait d’un rendez-vous chez moi avec le gérant. Aucune nouvelle depuis le 5 octobre. Elle affirme texto ne même pas écouter mes messages. Il y a trop de choses me dit-elle, et c’est ma faute de ne pas aller droit au but. Si je vais à la loge, je ne dois pas, et c’ est pour m’en prendre à elle. Si je ne le fais plus, mais fait ce qu’elle m’a poussée à faire en m’engueulant, c’est ça le problème. Typique du harcèlement qui, au lieu de résoudre les problèmes, s’en prend au messager
    La dame est aller jusqu’à évoquer mes problèmes de santé devant quelqu’un d’autre pour en nier l’existence. Chose qui s’est répétée.

    J’ai demandé depuis des années un rendez-vous avec la gardienne, comme avec tout le monde. J’ai redemandé un rendez-vous en urgence, puisque (outre la canalisation vétuste qui crée des écoulements d’eau viciée sur tous les murs, outre les rongeurs, outre l’infiltration par la façade, outre ce cloaque infect qu’est la gaine technique au beau milieu du logement, outre la cuisine inutilisable, outre tout ce qui est pourri et défectueux, etc.), il y a la colonne montante (l’approvisionnement en eau de l’immeuble) qui pose problème. Je vis dans la peur que ça cède et j’ai demandé que l’on me montre où est le robinet et comment le couper, au moment où la colonne montante cédera et l’inondation arrivera. Personne ne répond. Madame Belkebir m’engueule.

    Les coulées de merde (les eaux usées de l’immeuble) se font toujours aux mêmes endroits, et ils étaient là avant mon arrivée. Sur deux murs, les coulées se font le long des installations électriques. J’entre dans la cuisine (enfin, lorsque je réussis à forcer la porte coulissante, bloquée et gonflée à cause des années de merde accumulée), et il arrive que des gouttes de merde me tombent sur la tête et forment une flaque d’eau dans laquelle je marche. Cela tombe le long des fils électriques et sur la gaine de l’ampoule, juste au-dessus de la porte. Et, en même temps que je glisse sur la flaque d’eau, je mets les doigts dans les fils électriques de l’ancien interrupteur, à nu, pour allumer la lumière…

    Voilà quelques exemples. Inondation et court-circuit sont juste une question de temps, et le problème ira évidemment bien au-delà de mon logement.

    J’ai laissé des messages et envoyé des mails avec URGENT dans l’objet. Zéro réponse. J’appelle Madame Belkebir, elle m’engueule, me dit de m’adresser à l’agence, ne rappelle pas, etc.

    J’ai fait un signalement début septembre, en retrouvant plusieurs espèces de souris partout dans le logement au retour des vacances. (si j’avais pu fermer les portes… Mais deux sur quatre ne ferment pas). Les souris entrent par les aérations (sachant que l’aération est une nuisance sonore pour rien, et même contre-productive: j’ai les odeurs de la cuisine ailleurs dans l’appartement, ainsi que les odeurs des voisins partout: de leur lessive aux odeurs de plats cuisinés et de désodorisants de WC). Deux sur trois grilles en plastique des aérations sont tombées depuis longtemps, puisqu’elles étaient pour la forme et fixées avec des bouts de pâte… Elles sont trop larges et les souris passent. Elles ont pourri ma cuisine, et j’attends depuis des années que Paris Habitat bouche les trous, nettoie la gaine technique, bouche les passages vers les étages, et que quelqu’un vienne défaire le meuble sous l’évier, parce qu’il y a une plaque en bas à environ 5 cm du sol, sous laquelle vous imaginez ce qu’on peut trouver… Les ont fait leur nid à l’arrière du frigo, dans l’entrelacs de fils, impossible à nettoyer.)

    Signalement début septembre quant aux souris. Zéro réponse. J’appelle Madame Belkebir pour demander ce qu’il en est. Elle dit qu’elle n’a pas de comptes à me rendre, m’accuse de me comporter en chef, parce que je lui demande si elle a pris en compte mon message, si quelque chose sera fait ou pas. Elle n’a pas à me dire ce qu’elle a fait ou pas fait, si elle a dit quelque chose ou pas à la gérance, etc. Elle m’accuse de l’appeler trop souvent, et même publiquement, elle affirme que n’aurais rien à faire qu’à la solliciter et embêter tout le monde… Ce que cette dame a fait (enregistrements à l’appui) pour se débarrasser de moi… N’aurait-il pas été infiniment plus facile qu’elle vienne voir ce que je lui demande de regarder, qu’elle note et transmette ? C’ est à dire ce qu’elle est supposée faire ? Appeler le gérant directement, je veux bien, mais l’accueil bloque. On peut rester 20 ou 30 minutes en attente, s’entendre dire qu’il faut appeler le gardien, puis, encore de l’attente, parce qu’il y a un autre coup de fil, puis… On vous oublie en attente. Ou: on vous dit, après l’attente, que le gérant n’est pas là, appelez plus tard. Puis, il vient juste de partir, où il n’est pas là aujourd’hui. Vous pouvez passer votre vie au téléphone, pour rien.

    Mails. Zéro réponse. Lettres recommandées, pareil. La médiatrice: pas d’intervention, car Paris Habitat agit. Emmanuelle Copin (directrice de toute la filière Est) répond un mois après le délai, en disant : mes équipes sont à votre écoute et des interventions sont en cours. Vous savez quelles interventions ? Changer les serrures / poignées de porte, car aucune porte ne fermait. D’où un incident : rester bloqué dans les toilettes, la poignée dans la main… Et après de telles interventions, Paris Habitat affirme avoir fait maintes réparations. Un bout de canalisation changé après 6 ans de bataille, très largement insuffisant. Etc.

    Huit ans qu’on me fait vivre dans la merde et que je dois faire des démarches et me heurter à des gens qui ne viennent pas constater, disent que ça n’existe pas, ou alors, lorsqu’il y a une réparation après des années de demandes,c’est un rafistolage et il faut recommencer… Je n’en peux plus. J’avais signé un état des lieux pré-remplie, après avoir visité le logement dans le noir et entendu que des réparations étaient prévues. Et signalé l’insalubrité dès mon arrivée. On m’a dit : d’abord, le plus urgent, mais c’est prévu. Puis: non, c’est locatif, contactez votre assurance. Vous n’imaginez pas les batailles. Trois mois de bataille pour que l’accès à la chambre soit dégagé. On me disait que je n’avais qu’à introduire les meubles par la fenêtre. Etc. C’est ahurissant. Et ils profitent de la moindre faiblesse, exactement comme les agents des services municipaux, notamment l’incapacité à persister et recommencer encore et encore et à tenir face au harcèlement et aux indiscrétions qui mènent à des menaces par les voisins ne voulant pas être dérangés dans leurs habitudes. Comme me disait un promeneur de chien qui remplit parc et rues d’excréments jamais ramassés: je suis là depuis des années, tout le monde m’a vu et me connaît à Paris Habitat, et personne ne l’a jamais dit quoi que ce soit. C’est vous, on a bien compris. Vous allez arrêter de me chercher des ennuis. Voilà. C’est moi le problème.

    Et Madame Barthélemy, du service d’hygiène et de salubrité de la Mairie, ne doit pas avoir le temps de venir constater les problèmes d’insalubrité de tout l’immeuble. .. Je lui ai demandé depuis janvier 2015 de venir faire les constats à l’intérieur et à l’extérieur, sachant que son prédécesseur est venu, mais n’a pas pris la peine de tout noter, donc devait revenir … et sachant qu’il est question aussi de la pourriture de tous les murs, de rongeurs, des pourritures de la gaine technique (dont les murs ont des trous bouchés par des vieux chiffons et des vieux journaux), sans oublier les dysfonctionnements énormes du chauffage au sol, aussi dans le logement mitoyen, et puis les crevasses et pourritures à cause de la façade, etc. Un problème pour tout l’immeuble…

    Vivre dans la merde, l’insécurité, la peur, avoir peur d’ouvrir les fenêtres à cause des cambrioleurs et des jets, être traité comme de la merde, voilà la réalité d’un habitant à Bagnolet, en 2017…

    Désolée pour la forme. Je n’en peux plus. Et lorsque vous apprendrez ce qui est enregistré des agissements d’un autre service social, vous comprendrez encore mieux.

    Vous avez mon nom dans l’adresse mail. Je voudrais contacter Monsieur Broche, puisque j’ai une période pas trop mauvaise côté santé.

    Si vous avez lu jusqu’au bout, merci !

    Bonne journée !
    Cordialement,
    Une habitante des Malassis

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