Pourquoi l’exigence d’une forêt sur la friche « Busso » est juste !

Pourquoi l’exigence d’une forêt sur la friche « Busso » est juste !

Manifestation à l’appel du Pré en Transition ce samedi 25 janvier 2020 à 11 heures ! :

« Pourquoi notre mobilisation pour une vraie forêt intégrale sur Busso est juste ?

 

« Plusieurs milliers de personnes meurent chaque année dans la région

Ile de France du fait de la piètre qualité de l’air. Je n’aurai pas le cynisme

de faire une règle de trois pour estimer le nombre de personnes qui

meurent pour cette raison au Pré Saint-Gervais » (Le Pré Saint Gervais est plus dense que Paris ! Ndlr)


(Rapport commissaire enquêteur, Plan Local d’Urbanisme, oct 2019, p 33/54),

Le commissaire enquêteur n’a pas mâché ses mots pour alerter le Maire sur la situation atmosphérique du Pré St Gervais.

La pollution aux particules fines dans l’air, à l’origine de graves maladies et de décès, peut être réduite de 50 % grâce aux arbres. Notre revendication pour une vraie forêt urbaine sur Busso n’est pas une fixation mais une réponse à cette urgence sanitaire. Elle est aussi écologique et sociale car ce sont les plus démunis qui en sont toujours les premières victimes.

Implanter une forêt nécessite une surface minimum de 5 000 m2, en dessous, cela s’appelle au mieux… un square (A Césaire ou S Allende). Busso et ses 5 000 m2 est le dernier espace de cette taille disponible. Il n’y en aura pas d’autre. Situé en cœur de ville, ses bienfaits profiteront aux 18.000 habitants, sans distinction. Au présent et sur plusieurs générations après nous. Le Maire (et deux ou trois adjoints) a fait le choix de la marchandisation de cet espace public et d’une densification toujours plus forte de notre ville, aux dépens de la santé de ses habitants et au bénéfice de l’aménageur Cogedim et de ses actionnaires.

Sa décision de vendre à un promoteur privé, sans prise en compte de la pétition pour une vraie forêt, repose sur trois « concertations » sur la validité desquelles s’est interrogé le commissaire enquêteur :

« On peut également s’interroger sur l’obligation de concertation préalable. (…) on trouve une assistance de 62 personnes au maximum quand une pétition recueille 3 500 signatures » (p 36/54)

Sans doute le Maire souhaite-t-il marquer de son empreinte son passage dans la ville, mais le dérèglement climatique désormais fait loi : augmentation inexorable des températures d’année en année, multiplication des canicules et aggravation d’une pollution atmosphérique permanente, devenue deuxième cause de mortalité évitable en France.

Depuis les accords de Paris de la COP 21 pour réduire les gaz à effet de serre, ils n’ont fait qu’augmenter. La situation ne fait que s’aggraver !

La raison voudrait donc que dans la troisième ville la plus dense de France et l’une des plus polluées, on cesse de construire.
Au point où nous en sommes, avec moins de 2 m2 d’espace vert par habitant, tout espace libéré devrait même être systématiquement sanctuarisé pour re-naturer la ville.

Ouvrez les yeux ! On construit partout, en Seine-St-Denis et au Pré St Gervais où pas moins de huit grands chantiers sont ouverts.

Ces choix de construction s’inscrivent dans une volonté de satisfaire la doctrine de densification des villes définie à l’échelle régionale où les organes de décision (Etat, régions, communes…) se sont enfermés dans une logique de constructions tout azimut s’appuyant sur des partenariats public/privé pour le plus grand bonheur des bétonneurs, des promoteurs et des aménageurs, à l’encontre de l’intérêt général des habitants. L’habileté de leurs communicants, dosant savamment le social à l’écologie, a tout pour séduire le plus récalcitrant des élus en quête de financements pour aménager ses espaces publics. La magie opère et les empêche de se tourner vers d’autres voies qui pourtant existent.

Face à cette réalité, seule la mobilisation citoyenne porte ses fruits. L’abandon du projet pharaonique d’Europacity sur des terres agricoles de Gonesse, l’arrêt d’une partie de la disparition de la forêt de Romainville en sont la preuve. Les luttes existent partout autour de nous : Montreuil, Paris, Rungis, Athis Mons… La vidéo des mobilisations partout en France gagne à être vue.

Nous avons l’intime conviction que tout n’est pas encore joué, loin de là. Vous avez le pouvoir de faire reculer ce projet, unissons-nous et c’est l’action citoyenne qui l’emportera.

LA COLLÉGIALE DE L’ASSOCIATION

MANIFESTONS

Samedi 25 janvier de 11 h à 12 h 30

 

Amenez vos enfants et vos amis avec slogans,
pancartes, tambours et trompettes…

Retrouvons-nous samedi 25 janvier
à 11 h rue Gabriel Péri devant Busso.
Marchons rue Colette Audry puis rue Danton
jusqu’au Marché Vers 12 h des boissons chaudes seront servies et les débats ouverts !

Et en attendant, nous vous invitons à écrire tous les jours, chacun à sa manière et son style, les plus petits et les plus grands, au Maire et à ses premiers adjoints pour les aider et les accompagner dans leur réflexion pour qu’une vraie forêt intégrale sur Busso pour eux aussi devienne une évidence. Voici leurs adresses, piochez et choisissez ci-dessous dans les ressources les informations/conseils dont vous souhaitez leur faire part.

Laurent BARON : MAIL – TWITTER – FACEBOOK

Anna ANGELI : MAIL – TWITTER

Stéphane COMMUN : MAIL – TWITTER

Instagram @VILLEDUPRE – #villedupré »

arbre
Cette mobilisation fait suite à celle pour la forêt de Romainville … Depuis,
rien ne peut être comme avant !

Pierre Mathon

Une réflexion au sujet de « Pourquoi l’exigence d’une forêt sur la friche « Busso » est juste ! »

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